Lequel d’entre Le Pen la populiste et Macron le banculiste l’emportera?

Que choisira le France?

 

 

Qui de Le Pen la populiste ou de Macron le banculsite l’emportera?

Trois tendances ont dominé cette élection présidentielle : la peur de la perte de sa culture, la peur de la perte de son épargne, l’exigence de vérité. Jamais la traque du mensonge n’aura été aussi forte. Ces trois polarisations entraînent forcément une très forte émotivité, et parmi ces émotions, la colère. Le populisme se le dispute à la dilution de l’identité.

Les actes d’accusation n’ont jamais été aussi fréquents durant une campagne présidentielle. La France est devenue un grand tribunal avec de mauvais avocats. Et des juges subjectifs.

Deux clans se sont fait faces : le clan des populistes et celui des banculistes.

Dans le néologisme « banculiste » il y a évidemment le mot cul. Le cul est le clochard du corps, par là où disparaît ce qui était esthétique et désirable, après un mystérieux processus de transformation, sous la forme de quelque chose de sale et de honteux.  La banque n’est-elle pas devenue cela ? Ne fait-on pas disparaître (le honteux) financier–les fraudes de toutes sortes-dans les égouts de la dette ?  Dans les paradis fiscaux ? Le banculiste est le préposé à la finance. La finance propose pour identité la sécurité matérielle et l’atteinte de cet objectif passe par l’émondage de l’identité culturelle. La finance a produit les pires dictatures du XXième siècle et a produit tout d’abord l’injustice sociale puis s’est engraissée grâce aux guerres. La banque devrait organiser la sécurité des citoyens, elle contribue au final, périodiquement, à leur malheur.  Comme l’être humain a un besoin inné de sécurité, les populistes proposent une sécurité identitaire face à une insécurité bancaire. Le monde de la finance capte le pouvoir pour son propre profit, et c’est cela qui provoque le populisme. Lorsque le peuple est dépossédé de son pouvoir, il tente de le récupérer par une crispation de son identité.

La finance a donc toujours provoqué le populisme. À chaque crise bancaire majeure, le populisme a explosé. La France doit choisir, en 2017, entre deux dangers. Et c’est cela qui provoque une confusion telle qu’on en a jamais vue dans ce pays. Pour aboutir au pouvoir, la meilleure manière de procéder aujourd’hui est de prétendre dire la vérité. La vérité est si rassurante. Internet a produit, ces dernières années, un nombre incalculable de fabricants de vérité. Des preuves fusent de partout, apparaissant sur des sites comme des mouches sur un cadavre. Là apparaît un évangile inconnu qui annonçait Mahomet, là un document accablant tel homme politique. Ici une personnalité pédophile, ici encore une dissimulation de preuves. La vérité n’a jamais été aussi prostituée que de nos jours. Le pouvoir a toutes les connotations du mensonge. Être en sécurité c’est élire celui qui donne l’impression de mentir le moins, certainement pas le plus efficace…Et celui qui ment le moins, c’est celui qui n’a jamais exercé le pouvoir. C’est le cas des deux finalistes de cette élection.

Le problème qui va se poser à celui qui sera élu, c’est de paraître sincère le plus longtemps possible. Or, en politique, cela est impossible très longtemps. Cela va aboutir à encore plus de déception, donc plus de populisme.

                                                        Jean Henrion

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