Pourquoi Macron conduira la France à la ruine, Par Paul Craig Roberts

Analyse sans concession de l’ancien sous-secrétaire du trésor américain

Traduction de l’allemand par Jean Henrion du site https://www.theblogcat.de/%C3%BCbersetzungen/pcr-29-05-2017/

Paul Craig Roberts est un économiste et journaliste américain, né le 3 avril 1939 à Atlanta. Professeur à l’Université de Virginie, Université d’Oxford, Georgia Institute of Technology

L’électorat français, écervelé et sans méfiance, a voté pour l’abolition de la nation française. Dans cinq ans, la France n’existera plus en tant que situation géographique, et ne sera plus qu’une province dans « l’Europe », qui en revanche est  une province du capitalisme mondial.

Les Français avaient une dernière chance de sauver leur nation, mais ils ne pouvaient pas le faire parce que les Français ont été convaincus qu’être français c’est être fasciste et raciste. Ainsi, l’électorat français de Marine Le Pen, le chef du seul parti qui se lève pour la France, a organisé une défaite.

Après cinq ans de Macron, de la France, il ne restera plus rien. Macron, en choisissant Washington et les banquiers internationaux définis ainsi par Diana Johnstone : « Elite transatlantique, qui est entièrement dédiée à la « mondialisation » et qui affaiblit ce qui reste du pouvoir du gouvernement national, juste utilisé pour eux et selon les décisions « des marchés » – c’est le capital international qui est géré par les grandes banques et institutions financières, en particulier celles présentes aux États-Unis, telles que Goldman Sachs. Lire l’article de John Stones :

http://www.globalresearch.ca/all-power-to-the-banks-the-winners-take-all-regime-of-emmanuel-macron/5591208

(Note de traduction pour illustrer comment Washington a placé ses pions. Anciens employés de Goldman Sachs, sans parler de Rotschild et d’autres banques dont Macron a été un employé (seulement une petite sélection) :

Mark Carney – chef par intérim de la Banque d’Angleterre

John Corzine – L’ancien sénateur et gouverneur du New Jersey.

Mario Draghi – chef par intérim de la Banque centrale européenne surnommé l’ancien chef d’état-major d’Obama et actuellement maire de la « florissante » ville de Chicago, également Chicongo – Rahm Emanuel.

Karel van Miert -. L’ancien commissaire européen

Steven Mnuchin – employé du  Trésor américain

Lukas Papademos -. L’ancien Premier ministre de la Grèce

Henry “Hank” Paulson -. Ancien Secrétaire du Trésor des États-Unis

Romano Prodi -. L’ancien Premier ministre italien et président de la Commission européenne

Robert Rubin -. Ancien Secrétaire du Trésor sous Clinton et ex-président de Citigroup, coprésident du Conseil sur les relations étrangères et à mes yeux l’un des plus grands criminels

Lawrence “Larry Summers” – L’ancien secrétaire du Trésor américain.

Malcolm Turnbull – Le Premier ministre par intérim de l’Australie

Macron se définit comme « champion de la diversité » et déclare qu’il n’existe pas de « culture française. » Le ministre de la Défense de Macron a déclaré qu’il « ne se sent pas français » lui-même.

Macron suit la ligne Russophobe des néo-conservateurs américains et est apparu à son investiture dans un véhicule militaire.

On ne sait pas pourquoi Poutine est venu en France pour rencontrer Macron, qui est totalement dans la poche de Washington. (De même que Merkel est dans la poche de Washington : Le Théâtre Trumpien entier est un amusement) Peut-être que le gouvernement russe croit réellement que les attentats terroristes en France sont vraiment le fait des islamistes et espère qu’ils saura enfin convaincre les gouvernements de l’Ouest de se joindre à la « guerre contre les terroristes. » Ou peut-être Poutine voulait-il mesurer à quel point Macron est conscient du conflit avec la Russie dans lequel Washington veut entraîner l’Europe.

Peut-être l’invitation de Poutine par Macron était une suggestion de Washington, le but étant de laisser croire à Poutine qu’il y avait l’espoir d’une coopération occidentale, alors que Washington achève en secret ses plans d’attaque ?

Seuls deux pays tiennent tête à l’hégémonie mondiale de Washington : la Russie et la Chine. De ces deux obstacles, la Russie est considérée comme le plus grand face à l’unilatéralisme américain. Et l’Europe est dépendante de l’énergie russe et les systèmes d’armes nucléaires russes sont très avancés.

Le fait que la souveraineté nationale de la Russie dépende tant de Poutine rend la Russie très vulnérable aux intrigues de Washington. C’est pourquoi Poutine peut être éliminé par l’assassinat. À l’inverse, pour les dirigeants chinois, ce n’est pas possible, parce que c’est collectivement qu’ils dirigent la Chine. Au sein du parti politique au pouvoir en Chine, il y a la démocratie. Washington se concentre sur eux en discréditant le Parti au pouvoir en Chine via des organisations américaines financières qui sont utilisées l’intérieur de ce pays à cet effet.

Washington conduit le monde dans un grand conflit. Les gouvernements russes et chinois doivent savoir maintenant qu’ils sont dans la ligne de mire. Leurs espoirs diplomatiques continuent d’être rejetés par Washington et l’Union Européenne, afin qu’ils en viennent à la conclusion que leur seule option est la reddition ou la guerre.

                                                            Paul Craig Roberts

THE COLLAPSE OF FRANCE — Paul Craig Roberts

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