Marine Lorphelin et le terrorisme sur internet: défendons Marine Lorphelin.

Marine Lorphelin a été lynchée sur internet parce que dans un twit elle a demandé que l’Europe protège enfin ses citoyens. C’est à nous, avec notre culture, notre loyauté, notre sincérité que nous devons la défendre. https://www.public.fr/News/Attentats-de-Barcelone-Marine-Lorphelin-lynchee-a-cause-d-un-tweet-1429563

Je ne sais pas pourquoi un de mes amis, qui s’appelait Charles Lynch, adorait les jugements mais haïssait les procès. Un procès, me disait-il, c’est long, il faut juger les faits et non les intentions, peser le pour et le contre dans le déroulement des faits.  Le jugement le plus efficace, c’est de désigner un coupable, le bourrer du foin de la haine et lâcher les taureaux frustrés de cette nourriture dans la vie de tous les jours. L’humanité n’a pas besoin de longues lois, de droit compliqué, de juges psychologues, me disait toujours Charles Lynch. Elle a besoin que la brute qu’elle a dans la peau puisse hurler.

Il y a quelques jours une série d’attentats a ensanglanté l’Europe. Ce n’étaient pas les îles Caïmans ou l’Indonésie. C’était l’Europe. Une ex Miss France a twitté qu’il fallait que les gouvernements européens fassent quelque chose pour les Européens. Levée de boucliers! Elle a osé utiliser le mot européen! Et les autres peuples alors?

Contre nous de la perfidie!

La Sagrada Familia était visée, ce n’était pas la mosquée de Barcelone.

La Sagrada Familia est un symbole de la culture européenne. Pas du Tibet. Comme de nombreux lieux qui ont été visés ces dernières années. Ce ne sont que nos symboles qui sont démolis jour après jour sous nos yeux. Miss France est un symbole fort de la culture française. Les pires attentats n’ont pas lieu avec des bonbonnes de gaz ou des camions-béliers. Les pires attentats sont commis par des trolls sur internet. Sans sourciller nous acceptons que la répudiation de notre histoire, de notre culture, de notre religion ait lieu sur internet. L’Europe, c’est la femme adultère, et il y a beaucoup de peuple pour la lapider.

Je hais ces trolls assis le cul derrière leurs écrans, avec leurs âmes vertes et parsemées de boutons, vomissant sur qui précise tout simplement qu’il s’agit d’attentats en Europe. Où est le problème? Marine Lorphelin a le droit de se placer du point de vue d’une européenne.

Je voudrais juste savoir combien de trolleurs se sont réjouis dans les quartiers à l’annonce des attentats.  Laissez-moi me référer à Wafa Sultan, la célèbre psychiatre et sociologue américaine d’origine syrienne, apostate de l’islam. Celle qui n’a de cesse de dénoncer l’islam, “cette idéologie mortelle méprisant la vie.” Alors, comment, comme elle le dit elle-même, « se solidariser avec une femme qui lance les youyous de jouissance quand l’un de ses enfants se fait exploser contre les juifs et pleure quand les juifs tuent ses autres enfants » ?

Mais cela ne gêne pas les trolleurs.

Vu la qualité de leur phraséologie, ils n’ont pas lu dix livres dans leur vie, ne se sont jamais interrogés sur eux-mêmes.

Devant une belle femme, ces abrutis qui ont des testicules à la place du cerveau mais qui ne peuvent pas la baiser, étant donné la distance intersidérale de leur monde, la “rabaisent” alors. Ah!  qu’ils sont intègres ces trolleurs, ces offusqués, ces êtres qui notent les nuances, qui bondissent sur le gibier de la moindre erreur. En ce qui concerne les femelles troll, ce sont des singettes du dessous, frustrées qu’une plus désirable qu’elle puisse les devancer en notoriété sur internet.  Oui, le froment de la dignité est broyé pour que les chiens puissent happer eux aussi leurs miettes de pouvoir.

Le troll est un impuissant, une limace de base, lequel, lors de la reprise de son travail, ira calomnier un ou deux collègues avant la fin de la journée. Les trolls trouvent du pouvoir où ils le peuvent. Pseudonyme, anonyme, pusillanime, le troll devient soudain un héronyme, un médiocre qui a juste de quoi bousiller la vie des autres sans se risquer dans le labyrinthe de son propre courage.

                                                     Jean Henrion, le 22 août 2017

 

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