Marine Le Pen a été élue présidente de la République

Marine Le Pen est la nouvelle présidente de la                                 République française

Le séisme Le Pen

Tentative de synthèse de ce qui pourrait se diffuser sur internet en cas d’élection de Marine Le Pen. J’ai appelé ce genre de sport intellectuel “anticipatenews”

Le peuple a voté. Il a élu Marine Le Pen présidente. Il a voté contre François Langlais, contre la presse, contre l’élite politique, contre ceux qui tirent leur pouvoir de ses craintes. Il a laissé libre court à ses émotions. Il a voté contre les évêques de l’euro, contre ceux qui tenaient encore, près de la frontière, la tenaille qui venait d’en couper le cadenas.

En quelques secondes des titres explosifs ont éclaté sur les réseaux sociaux : « Marine Le Pen présidente : le choc. » « La France fachiste ! »

Tous ceux qui avaient des intérêts dans la finance du mensonge sont, depuis quelques instants, extrêmement inquiets. Ils ne sont pas inquiets pour la France, ils ne s’en sont jamais trop inquiétés. Les médias, leur carrière, leurs promotions… Passeront-ils en justice ? Découvrira-t-on de nouvelles affaires de fraude ? Seront-ils poursuivis, même à l’étranger ? Voilà ce qui, au fond, les inquiète. Les élections ont toujours été du travail dissimulé. Et si la mise en lumière de ce travail dissimulé parvenait au grand jour, voilà la hantise de tout bourgeois assumé.

On avait pourtant opéré un tel matraquage médiatique que ceux des dictatures du XXème siècle faisaient pâle figure à côté. On avait agité le spectre de la faillite de la France comme si cette nation, prospère à cause de sa rationalité, était devenue subitement totalement irrationnelle.

La France devait devenir sous peu une République Islamique. Il fallait s’y faire. L’Islam avait apporté le progrès à tous les pays qu’il avait convertis, par exemple le Pakistan, l’Afghanistan, l’Arabie Saoudite.  La gauche française prêchait cela depuis des décennies, avec tout le vocabulaire de la tolérance qui va avec. Quiconque démentait cela était un mécréant, un hérétique et méritait d’être banni. Il méritait la déchéance de la nationalité.

Sitôt le résultat annoncé, les réseaux sociaux des islamistes ont appelé à la révolte, appel relayé par la gauche française qui craint que le nouveau pouvoir ne mette trop le nez dans ses affaires sulfureuses. Les musulmans les plus fanatiques avaient en effet prévu de coloniser le pays par le biais des aides sociales et du trafic de drogue, et la gauche française était leur représentant en commerce social, leur mécène, leur pourvoyeur de fonds. Les Français de souche travailleraient comme des forçats, leurs femmes à eux resteraient à la maison pour élever, avec l’aide de l’État laïc français des enfants futurs djihadistes et colonisateurs du pays d’adoption au travers de leur nombreuse progéniture, laquelle islamiserait la France en une génération. L’abondance provenait essentiellement de deux sources, de l’égoïsme des Français qui voulaient gagner plus et se faire chier le moins possible avec des enfants et de leur capacité à culpabiliser les Français pour leur colonialisme, leur ancien trafic d’esclaves, leur racisme.  Ils avaient beaucoup discuté entre eux comment ils allaient s’emparer peu à peu des églises, du Mont-Saint-Michel par exemple, pour en faire une mosquée magnifique comme ils l’avaient fait de Sainte-Sophie. Mais le résultat du vote venait de contrarier leurs plans.  Il allait y avoir moins de générosité de la part des assurances sociales, plus de surveillance des aides versées aux associations. Les partis politiques qui les avaient protégés en enseignant aux Français la haine d’eux-mêmes, vacillaient. Les faux papiers, les fausses factures, les fausses déclarations d’honneur, les mariages arrangés pour obtenir la nationalité, tout ce sur quoi l’État français fermait l’œil depuis des décennies, tout cela vacillait.

Depuis des décennies, la France a perdu son aura dans le monde. C’est encore un pays corporatiste où il faut passer par une grande école pour avoir de l’intelligence, par un bon diplôme pour avoir le droit d’avoir d’être maire d’une ville importante, par un concours de l’Éducation nationale pour être reconnu dans monde de la culture. Le Français a une incroyable capacité à détecter à quel étage social vous vous situez. Il ne vérifiera jamais votre capacité à réfléchir, à être efficace. C’est totalement secondaire. Il vérifiera d’où vous sortez. Il vérifiera vos loyers sociaux. Vos loyers universitaires. Vos loyers professionnels. Si vous êtes médecin généraliste vous serez moins bon maire que si vous êtes médecin spécialisé. « Naturellement, il y a des gens qui passent par des grandes écoles et qui sont efficaces… » vous répondront invariablement les Français. Ce qui est parfois vrai. Un diplôme de grande école, en France, vous donne autant d’immunité qu’un politicien. Mais cette représentation sociale a été très bousculée par l’arrivée d’internet. Le Français se rend à présent compte, avec un certain effroi, que des anonymes, non adoubés par les éditeurs parisiens ou les grandes écoles, savent souvent mieux penser que les élites produites à la chaine par les moules de l’Éducation nationale.

Cela a pour effet une production de violence de la part des tenants du pouvoir vis-à-vis des journalistes « sauvages » qui à leur tour agressent les élites. Le maître mot qui qualifie l’ambiance dans ce pays est la suspicion.

Cette élection va entraîner la révolte, pas la révolution

Au vu des résultats, la révolte ne va pas tarder à exploser. La révolution ? Non. Tant de groupes ont vécu de l’État, tant d’organismes ont profité de l’État, tant de fraudeurs se sont engraissés par le biais d’associations alimentées par l’État, que si la source de tout cet opportunisme était coupée, cela ne pourrait avoir que pour conséquence de la réaction violente. La révolte. Pas la révolution. Une révolte, c’est lorsqu’on ne met pas en péril les profits. On cherche juste à en obtenir davantage.

Les révolutions, dans les États modernes, ne sont accouchées que par les contractions du sentiment de partage inégal des richesses. La révolution se produit par la force. Mais la révolution vient à peine de pousser ses premiers cris, que la matrice est à nouveau enceinte de nouvelles injustices. Quand l’injustice sera-t-elle stérile ?

En France, on vous rabâche les oreilles de culture : mais la culture n’est qu’une encre terrestre, il faut de l’amour aux êtres humains, de la reconnaissance, l’amour est une voile spirituelle. Et éternelle.  « N’aie pas honte de ne pas tout savoir de la terre, aie honte de ne rien savoir de l’amour ! » affirment les chrétiens, qui sont de plus en plus minoritaires dans ce pays. Aimer l’autre, c’est toujours enfanter un monde fertile. Aimer l’autre, c’est aussi l’éduquer par l’analyse critique. Critiquer l’autre, ce n’est pas le haïr. C’est le muscler pour qu’il puisse marcher lui aussi, avec grâce, sur le parquet du monde. Mais il y a un fossé entre la critique et la violence calomniatrice. C’est cette dernière qui est le plus souvent employée sur internet. Si elle est si présente, c’est que les auteurs manquent d’outils d’analyse. Lorsque les outils sont défaillants, c’est l’émotionnel qui prend le relais. L’émotionnel n’est pas une explication comme une autre. C’est un langage qui possède le corps, qui occupe l’esprit. Qui entraîne vers l’irrationnel. Donc vers la violence.

Problèmes de voisinage

La France, comme d’autres pays d’Europe, connait des problèmes de voisinage. Mon voisin, qui est si différent de moi, n’est pas qu’une inconnue de l’équation du monde. Il produit des émotions dans mon corps. Il menace ce que mes ancêtres m’ont transmis. Il arrive avec une religion arriérée, motivée par la conquête, la séparation sexuée du genre humain et la fusion socioreligieuse, alors que moi je fonctionne à l’inverse. On ne peut inverser les pôles sans provoquer de court-circuit. Je ne puis donc l’analyser que partiellement, mon voisin, tenter de le placer comme je peux dans le mystère du monde. Et ne l’aider que partialement.

J’avais un ami saoudien. Il était l’héritier d’une dynastie du pétrole. Nous nous aimions beaucoup. Par amour pour lui, je ne puis donner son nom. Il me disait souvent qu’il lui était très difficile de renoncer à son héritage musulman. Aucun être n’aime se couper de ce qui lui paraît avoir donné de la lumière. Qui aimerait se couper de la voix de sa mère ? Personne. Personne n’aime couper la corde qui le suspend le long de la falaise de la vie. Et pourtant il le faut. Juste pour pouvoir voler un instant, se briser les os, se réparer et avancer vers l’ailleurs. Et cet ami l’a fait. Il n’a pas haï sa mère, il s’est simplement détaché d’elle. Pour vivre.

L’oligarchie, recluse dans ses palais, n’a rien compris à ce qui se passe. Les « musulmans » sont en train de se réveiller. Ils secouent de leurs robes des siècles d’islam étouffant pour aller, allégés, vers autre chose. On pense souvent à tort que l’Inquisition a connu son heure de gloire au Moyen-Âge, alors que son apogée se situe au moment de la Réforme, lorsque le statut de l’Église commença à être violemment contesté. Un phénomène identique se produit dans le monde musulman.

Des mosquées se construisent, mais l’islam s’amenuise partout dans le monde. L’Islam ne produit plus, de nos jours, qu’un discours conquérant qui est la dernière arme avant la remise des armes. Cette religion est trop datée pour s’adapter à un monde où l’évolution ne cesse jamais. Elle est en train de s’effondrer sur elle-même. Basée sur un machisme dépassé, ce seront les femmes qui contesteront secrètement, discrètement cette religion. Et la saperont lentement.

Bien sûr, les banlieues vont flamber, les villes vont brûler, les cités s’échauffer. La guerre civile éclabousser la façade de l’histoire. Mais rien n’arrêtera la mue du serpent de l’oppression en faucon de la liberté.

                                                                                 Jean Henrion

Marine Le Pen Présidente : quelles conséquences.

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